La prochaine création de Claude Brumachon aura lieu tout prochainement

à la FERME DE VILLEFAVARD -87-
le 19 novembre à 16h
- tout public
et le 20 novembre à 10h et 14h30  -
scolaire jeune public

Donner à voir une époque qui ne soit ni aujourd'hui, ni hier, ni même demain. Une époque qui se tisse comme l’étoffe d’un temps passé et présent et se mêle à la route. Une invitation au voyage au son du violon qui lui aussi porte l’histoire. Un trio à la musicalité chorégraphique, une danse musicale qui évoque l’immense forêt de nos mémoires mêlée à celle de nos imaginaires : la forêt de nos rêves et celles des légendes. Il s’y superpose celle des mythes et de l’histoire, les bois sacrés et les grandes forêts qui s’allient pour n’en faire qu’une.

Grands domaines mystérieux ou l’aventure se cache derrière la majesté des troncs. Espace sans fin, ouvert sur le ciel au dessus du feuillage. Partout l’air, le vent. Tant de souffles de vie fourmillent sous ce toit de feuilles. Les brins d’herbe s’affolent, les branches frissonnent, la crête des vagues écume. D’une année sur l’autre rien ne change, et tout est différent. C’est la forêt. Ils s’y dissimulent, ils camouflent leurs craintes en une fuite furtive et joyeuse. On épie, on furète dans les buissons. L’odeur dit tout, les épines côtoient les fleurs. C’est le monde sauvage, celui qui fascine. Si tout nous était accessible qui trouverait cela magnifique ?

Bosquets, taillis, fourrés épineux, sol jonché des feuilles mortes qui crissent sous le pied. Branchage qui griffent et qui occultent .On s’y perd par plaisir et par nécessité. Labyrinthe dans lequel le temps suspend son cours dans le cours d’un ruisseau.

Monde immense et terrifiant, univers captivant et rassurant. On l’habite. On la vit. On la dévore et on l’exploite. On la broie et la brûle. Animaux et humains se côtoient et se mesurent. Chasseurs et sorcières, gibiers et compagnons, les amours s’y refugient, y éclosent et y meurt comme les fleurs des grands arbres et des anémones.

« J’entends un violon. Je vois le violoniste. J’aime la musique qui émane de son instrument, grandes harmonies étirées ; la corde qui sous l’archet tremble, la main qui dirige les notes suspendues et acérées, plaintives et joyeuses. Cette tristesse tzigane qu’il évoque ».

Il y a toujours un violon au coin d’une rue. Vagabond routard qui s’aventure dans la solitude des intervilles. 

affiche Foret traversée                             ©JMfrance-Julia Wauters

_MAT7089ref                           ©Mathieu Roth-le Gentil

_MAT7104                           ©Mathieu Roth-le Gentil