Redire encore et toujours le plaisir de danser mêlé au désir de danser. Donner au corps ce que le corps possède de plus juste et de plus profond, l'essence même de son humanité et par extension l'essence de l'humanité.

Donner le mot n'est pas vain, et l'acte non plus. Quoiqu'en ces jours incertains pour la culture, la question se pose : de quelle culture parlons-nous ?

 

Cet art, cette pensée, subversive, haute, profonde, ce voyage à l'intérieur de nous, à l'extérieur de nous, autour et partout, cette recherche permanente — incessante, lancinante, pulsative et présente inéluctablement, omniprésente. Recherche du beau, du juste, de l'homme, du concept, de la ligne, de la couleur ou de la note. "Ne cherchez pas, trouvez d'abord" disait en d’autres mots Picasso. C’est ce que danse fait, justement ; Lancer dans l'air ce geste incertain que l'idée attrape, mais qu'en réalité Idée à lancer elle-même dans l'inconsciente pensée de son attente, de son désir, de sa sensibilité.


La danse se danse, donc, elle ne se retient pas, ne s'attrape pas. J'oserai la terrible affirmation de dire elle ne s'apprend pas. On apprend à dompter l'indompté, on s'attache à gérer les gestes et l'espace, la musicalité et toutes ces "choses " qui la compose. Mais la danse, la scène, ce que la chorégraphie compose et expose, ce qui fait œuvre. Cela se vit et s'expulse.

 

Retour en arrière sur les évènements de ces derniers mois.

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Quelques jours merveilleux à Grenoble où nous trouvons un groupe de jeunes étudiants, jeunes danseurs du CNR, élèves de Fabienne Saint Patrice et Laura Faguer. Jeune groupe dynamique. J’y prends un plaisir intense, immédiat. Et pourtant il s’agit de remonter Folie. Redire et reprendre les mêmes mots, ces mêmes gestes et ces mêmes corps à corps qui depuis vingt-cinq ans hantent ma vie, notre vie. Et la vie de tant de danseurs.

 

 

 

 

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Ces jeunes danseurs là ne connaissent pas Folie, Fabienne elle, l’a dansé à la création, en 1989. Création au Creusot. Et puis elle l’a tourné avec la troupe pendant cinq ans. C’est une tranche de vie.

 

Alors ils attrapent cette pièce avec la ferveur de l’amour, avec une

Redire encore et toujours le plaisir de danser mêlé au désir de danser. Donner au corps ce que le corps possède de plus juste et de plus profond, l'essence même de son humanité et par extension l'essence de l'humanité.

Donner le mot n'est pas vain, et l'acte non plus. Quoiqu'en ces jours incertains pour la culture, la question se pose : de quelle culture parlons-nous ?

 

Cet art, cette pensée, subversive, haute, profonde, ce voyage à l'intérieur de nous, à l'extérieur de nous, autour et partout, cette recherche permanente — incessante, lancinante, pulsative et présente inéluctablement, omniprésente. Recherche du beau, du juste, de l'homme, du concept, de la ligne, de la couleur ou de la note. "Ne cherchez pas, trouvez d'abord" disait en d’autres mots Picasso. C’est ce que danse fait, justement ; Lancer dans l'air ce geste incertain que l'idée attrape, mais qu'en réalité Idée à lancer elle-même dans l'inconsciente pensée de son attente, de son désir, de sa sensibilité.


La danse se danse, donc, elle ne se retient pas, ne s'attrape pas. J'oserai la terrible affirmation de dire elle ne s'apprend pas. On apprend à dompter l'indompté, on s'attache à gérer les gestes et l'espace, la musicalité et toutes ces "choses " qui la compose. Mais la danse, la scène, ce que la chorégraphie compose et expose, ce qui fait œuvre. Cela se vit et s'expulse.

                                                                                              

Retour en arrière sur les évènements de ces derniers mois.IMG_6494--

Quelques jours merveilleux à Grenoble où nous trouvons un groupe de jeunes étudiants, jeunes danseurs du CNR, élèves de Fabienne Saint Patrice et Laura Faguer. Jeune groupe dynamique. J’y prends un plaisir intense, immédiat. Et pourtant il s’agit de remonter Folie. Redire et reprendre les mêmes mots, ces mêmes gestes et ces mêmes corps à corps qui depuis vingt-cinq ans hantent ma vie, notre vie. Et la vie de tant de danseurs.

Ces jeunes danseurs là ne connaissent pas Folie, Fabienne elle, l’a dansé à la création, en 1989. Création au Creusot. Et puis elle l’a tourné avec la troupe pendant cinq ans. C’est une tranche de vie.

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Alors ils attrapent cette pièce avec la ferveur de l’amour, avec une passion qu’ils ne se connaissaient peut-être même pas eux-mêmes. Ils se lancent dans les fameuses et presque mythiques « balles » avec fougue, sans restriction, sans barrière. Je danse, tu danses nous dansons ; les mots viennent ensuite, les mots ne viennent pas prévenir, ni expliquer, ils sont là pour conforter ce qui est fait, ils sont là parfois pour assister l’image du corps. Ils sont là pour dire l’imaginaire, ce qui est sous jacent, ce que le groupe propose, expose, dispose et offre. Mais dans le fond c’est le corps et les corps ensemble qui transmettent et expliquent.

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Claude et Benjamin, les deux compagnons (sourire) de si longue date s’expose donc encore et encore et encore, pour cette folie qu’est Folie. Sublime partage que de découvrir l’envol, la jouissance, le ravissement, le bonheur quoi de ces 23 danseurs qui s’aperçoivent de l’immensité des possibilités.

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En trois jours, c’est peu, c’est long — l’intensité compte les secondes en heures — en trois jours donc ils pénètrent dans cet antre insoupçonné de la folie humaine. Et la première partie de Folie, enfin vingt minutes de voyage explose de leur insouciance révélée, de leur confiance donnée, de leur possible danse éclatée et lumineuse. Il reste beaucoup à tracer, à parcourir, mais ce bout de chemin ensemble dit clairement ce que nous avons à donner. L’importance de cet échange.

                                                                       

passion qu’ils ne se connaissaient peut-être même pas eux-mêmes. Ils se lancent dans les fameuses et presque mythiques « balles » avec fougue, sans restriction, sans barrière. Je danse, tu danses nous dansons ; les mots viennent ensuite, les mots ne viennent pas prévenir, ni expliquer, ils sont là pour conforter ce qui est fait, ils sont là parfois pour assister l’image du corps. Ils sont là pour dire l’imaginaire, ce qui est sous jacent, ce que le groupe propose, expose, dispose et offre. Mais dans le fond c’est le corps et les corps ensemble qui transmettent et expliquent.

 

IMG_6499--Claude et Benjamin, les deux compagnons (sourire) de si longue date s’expose donc encore et encore et encore, pour cette folie qu’est Folie. Sublime partage que de découvrir l’envol, la jouissance, le ravissement, le bonheur quoi de ces 23 danseurs qui s’aperçoivent de l’immensité des possibilités.

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En trois jours, c’est peu, c’est long — l’intensité compte les secondes en heures — en trois jours donc ils pénètrent dans cet antre insoupçonné de la folie humaine. Et la première partie de Folie, enfin vingt minutes de voyage explose de leur insouciance révélée, de leur confiance donnée, de leur possible danse éclatée et lumineuse. Il reste beaucoup à tracer, à parcourir, mais ce bout de chemin ensemble dit clairement ce que nous avons à donner. L’importance de cet échange.