La création avance. Elle est là, superbe et envoutante.

                Enfin je crois. Nous croyons, et on s'en donne le temps, l'esprit et le corps. Hier premier filage.

La danse se vit, se regarde, se partage dans les corps, dans les yeux, dans les sens réel. Le blog c'est la pensée, l'idée, le comment et le pourquoi. Le jour le jour, les hauts et les bas. Mais l'oeuvre ne sera jamais remplacée par les mots. Pas les miens. Même si je tente — humblement — de rendre certaine poésie virulente qui s'expulse de la chorégraphie et qui s'impulse dans les esprits par des mots qui seraient palpables, préhensibles, presque matière en eux-mêmes. Donner au verbe l'épaisseur du geste, la vitalité des empoignades, le vent que crée la course, la chute, le saut. Et le silence qui s'écoute dans les suspensions, les arrêts et les pauses.

IMG_3364

Derrière les voiles se cache la danse en gestation. Hier donc, premier filage entier et satisfaisant. Un gros soupir s'échappe du studio. Et puis c'est la pause. Pas la pause repos, mais la pause de création, nous reprenons les repétitions de Phobos dès demain pour Danse Emoi à Limoges, jeudi et vendredi. Une sorte d'échappée qui tout en nous maintenant dans la lancée nous fera prendre ce petit recul nécessaire.

Une semaine de Phobos donc, retour de Teresa, Sabrina et Cindy. Arrivée de Barbara qui reprend un rôle.

Amalia et Mikaël prennent aussi un espace dans Phobos. Il y a toujours des départs et des arrivées, des défections et des adhésions. La danse, image de nos vies.

Vous avez dit Phobos. Retour dans le corps meurtri, anéantissement de l'être, enfermement et diktat. Après le lâcher prise, l'aérien, la lutte collective, les élans de pureté et la musique de Janis, ça change l'interprétation. Il faudrait danser le Festin et le tryptiique serait au complet. IMG_3366