Le temps passe trop vite et l'espace entre les secondes n'est pas extensible. Je m'aperçois que le blog espère, s'alanguit et s'endort, mais je ne peux pas me mettre à écrire au sortir des répétitions, un peu fatigué, beaucoup émerveillé par la création qui sort, qui nait, qui braille, qui crie, qui s'agite et se démène pour vivre.

 

Belle équipe. Je vous raconterai ça un jour. Un jour prochain lorsque la course des étoiles suspendra quelque peu son élan.

En attendant, vous raconter les autres jours passés, ceux qui nous on permis de remonter Folie —ah! La belle folie que ce fut. Nous avons repris la version exacte de la première. 18 novembre 1989. Une vidéo amateur retrouvée sous les fagots nous permet ce travail et voir à quel point le temps corrompt l'œuvre. Nous qui croyions sincèrement que la pièce n'avait pas bougé. Que de temps, de suspensions, de décalages, de mouvements s'étaient retrouvés abandonnés au détour d'une reprise de rôle expresse, trop rapidement faite. Que de subtilité, de détails, d'ouverture s'étaient détournés de la pièce.

 

Résultat exaltant et envoutant. FOLIE.

à lire dans le journal