Nous voici revenus, retour sur le vieux continent

Retour d'un long voyage, chorégraphique, artistique, géographique. Un plongeon empli de rencontres formidables. de Bs-As avec le Témoin à Santiago où nous avons donné un stage à Danza Espiral pour terminer à Valparaiso, à l'université ARCIS, avec deux jours d'ateliers.

(site en construction )

Valparaiso est une ville inouïe, nichée sur les flancs abruptes d'une montagne qui plonge dans les flots impétueux du Pacifique. les maisons comme les rues sont des portes-paroles, des dessins jaillissent de partout, des phrases s'inscrivent sur les murs, sur les trottoirs; Allende, Neruda, le Che, Lorca, Gabriella Mistral et tant d'autres. Et nous dansons au milieu de ces escaliers emmêlés, des ces ruelles sinueuses, des toutes ces personnes qui sur le pavé donnent et disent leur soif de vivre autre chose ; nous dansons avec les étudiants cette force de vie.

Rencontré  Carmen Beuchat, directrice de l'ARCIS qui pendant 37 années à New York a accompagné Trisha Brown. Ici elle donne sens à ce mouvement qui continue avec elle. En entrant dans son école, en pénétrant dans la cour de sa maison, on se prend en plein visage l'esprit sans frontière, sans a priori stupide de  ces années 70.

  Et dire que parfois on nous dit que notre danse est violente. Violente ? vous pensez. Naturelle,oui, passionnelle, passionnée, emportée, et tourmentée. Turbulente et subversive, à l'image de l'humanité et d'une terre vivante. Pas de doute.

NOUS NE FAISONS QUE RELIRE ET TRANSCRIRE LA NATURE PROFONDE DES ÊTRES ET DES CHOSES.

de la danse toujours. Il y en a que cela lasse. Nous, cela nous tiens éveillés, révoltés, sur le feu d'une vie  palpitante.

Et puis il y a tellement de besoin ici. Besoin de corps, de partage, de danser, d'apprendre, de comprendre, de se jeter dans l'essence de l'art.le besoin de créer cela ne s'apprend pas, cela ne s'épanche pas.

                                            trouver avant même de chercher dans la poésie du geste.

une fois le décalage horaire dépassé, je reviendrai vous évoquer ces heures sud-américaines.