Belle représentation, salle bondée, public médusé.  A vrai dire cela dépasse ce que j'espérais. Bon, il y a toujours des inégalités entre ceux qui y croit tellement que leur danse passe de l'autre côté, et ceux qui n'y croit pas plus que cela. Mais ce blog n'est pas là pour donner des notes, des jugements hâtifs. Vingt minutes de Folie étourdies de poussière et d'empoignades ça vous laisse des traces, en plus des traces de poussières qu'on ne veut  pas effacer, comme pour garder plus longtemps l'empreinte de ce monde duquel elles ne veulent plus sortir.

Ce qui marque le plus c'est l'importance de l'art dans l'échange; la puissance de ce qui s'est donnée, de ce qui se dit au sortir de scène; ces mots qui sans justifier passent au-delà du merci. L'impression que leur vie ne sera plus la même. Que la notre non plus ! en fait toute part de scène chamboule, déboule, perturbe et questionne. Les portes de l'imaginaire une fois ouvertes ne se referment pas facilement. La descente, le retour au réel, ça ne s'apprend pas. C'est presque douloureux.

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