d'une danse rebelle et passionnée

24 janvier 2012

Ashbury

Ashbury : La rue, les photos, la révolte, les images, le libre qui s'envole, les couleurs, l'amour qui s'ouvre, les senteurs, la fumée qui s'étire, les odeurs, le Non qui se rit, le oui qui crie. Révolte. Contre. Contre l'absurdité d'une vie tracée, obligatoire, puritaine et racée. Non, ça ce dit et ça se vit, jusqu'au oui, communautaire et collectif. Jusqu'au groupe, jusqu'à l'autre.

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La musique se danse, se vibre se tréssaute dans les fibres musculaires, dans les globes occulaires, la peau s'évente, s'aère, se dénude et s'affiche.           406374_10150546715204173_668189172_8655765_2004269574_n

 

 

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Pour ! Pour le libre arbitre, pour l'amour libre, ouvert, ensemble, pour écouter les sonorités nouvelles, les idées autres, les sens interdits, les sens inaudits, les sens inouïs. Pour être. Etre là, être soi et être l'autre, avec lui et en elle, avec.

Tout simplement.

 

Ashbury St.

les photos sont de Denis Rion

 

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18 janvier 2012

Un lien intéressant

Un magazine video sur Danse Emoi

On y voit Phobos entre autres chorégraphies et chorégraphes qui partagent ce moment intense de la danse contemporaine. 

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15 janvier 2012

vous avez dit Proust ?

vous avez dit Proust. C'est pas terrible terrible comme réponse mais je vous le livre tout de même.

 

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13 janvier 2012

Danse émoi

Danse Emoi, vingt ans de partage. Et ça continue, ça danse partout et  dans toutes les directions.

 

Merci Jacques, merci Michel, bref merci tous et les bus qui arrivent de Brives, Tulle, Bellac etc....

Parce que ici au moins quelques frontières tombent, quelques chapelles se disloquent et quelques idées reçues se disolvent dans les danses.

On respire. 

ce soir deusième représentation de Phobos à Jean Moulin et samedi rencontre à la librairie Anecdote. Ah ! Parler de la danse et de l'écriture. Deuxième exercice en forme de communication qui porte sur l'art sur sa vie et sur notre implication.

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07 janvier 2012

Ashbury

La création avance. Elle est là, superbe et envoutante.

                Enfin je crois. Nous croyons, et on s'en donne le temps, l'esprit et le corps. Hier premier filage.

La danse se vit, se regarde, se partage dans les corps, dans les yeux, dans les sens réel. Le blog c'est la pensée, l'idée, le comment et le pourquoi. Le jour le jour, les hauts et les bas. Mais l'oeuvre ne sera jamais remplacée par les mots. Pas les miens. Même si je tente — humblement — de rendre certaine poésie virulente qui s'expulse de la chorégraphie et qui s'impulse dans les esprits par des mots qui seraient palpables, préhensibles, presque matière en eux-mêmes. Donner au verbe l'épaisseur du geste, la vitalité des empoignades, le vent que crée la course, la chute, le saut. Et le silence qui s'écoute dans les suspensions, les arrêts et les pauses.

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Derrière les voiles se cache la danse en gestation. Hier donc, premier filage entier et satisfaisant. Un gros soupir s'échappe du studio. Et puis c'est la pause. Pas la pause repos, mais la pause de création, nous reprenons les repétitions de Phobos dès demain pour Danse Emoi à Limoges, jeudi et vendredi. Une sorte d'échappée qui tout en nous maintenant dans la lancée nous fera prendre ce petit recul nécessaire.

Une semaine de Phobos donc, retour de Teresa, Sabrina et Cindy. Arrivée de Barbara qui reprend un rôle.

Amalia et Mikaël prennent aussi un espace dans Phobos. Il y a toujours des départs et des arrivées, des défections et des adhésions. La danse, image de nos vies.

Vous avez dit Phobos. Retour dans le corps meurtri, anéantissement de l'être, enfermement et diktat. Après le lâcher prise, l'aérien, la lutte collective, les élans de pureté et la musique de Janis, ça change l'interprétation. Il faudrait danser le Festin et le tryptiique serait au complet. IMG_3366

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02 janvier 2012

Bientôt, on s'envole

affiche Ashbury

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Bonne ?

Bonne ? pourquoi pas ? Mais alors ajoutons : forte, puissante, chamboulée, bousculée, virevoltante et libre. Amusante et triste parfois, vivante de bonheur et de chagrins partagés, emmêlés, emberlificotés, parce que indissociables.

 

Année, et siècles et secondes, moments qui se suivent se ressemblent et disjonctent, se séparent et s'assemblent, se réunissent pour former un temps. Présent. à Venir. 

 

Vivre, vivre et ne se préparer qu'à partager la scène de nos émotions, de nos luttes et de nos idéaux. Garder dans l'esprit l'immensité de la Terre et la grandeur d'une nature (en danger). Garder dans le corps la danse des peaux, de membres, des yeux, des espaces transgressés, des intérieurs dévoilés. 

 

Allez sur les routes pour mieux regarder le Monde dans lequel se vit notre palpitation permanente. Il bat encore. Allez sur les rails pour rejoindre les théâtres, les cités, les plaines et les montagnes, transpercer les frontières de l'imaginaire comme celles que les hommes ont érigées à la surface du globe. 

 

Beau programme pour une belle année. 

 

Ashbury

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19 décembre 2011

Plus de nouvelles

Le plus simple évidemment serait d'énoncer le fameux dicton "pas de nouvelle, bonne nouvelle". Ce pourrait être en partie vrai si l'on glisse un œil dans le studio. Dans l'espace danse, si l'on s'immisce discrètement du côté de la création d'Ashbury qui mûrit avec ferveur sous la tempête. Tempête que l'on retrouve dans les corps et dans les cœurs.

Parler de création est bien complexe, parfois rabaissant, parfois vulgarisant, quelquefois si éloigné de ce qui se déroule réellement entre nous. Entre nous ! coule une rivière qui construit la pièce. Trop de crainte de raconter quoi que ce soit ! Même pas encore oser penser réussite ou autre chose. Ce n'est pas la peine, l'œuvre finira dans vos yeux. C'est ce jour-là que l'on saura si elle vivra.

à vendre la peau de l'ours on finit parfois par se retrouver nu.

Un indice cependant, nous sommes content, plein d'entrain, plein de fougue et de musique en tête, plein de cette rébellion qui hante les années fleurs, l'anti-guerre, l'anticonformisme, l'anti-puritanisme. Comment le danser.

 

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Et puis les doutes, ceux inhérents à l'acte créatif, ceux qui peuplent nos élans premiers qui écrasent parfois les deuxièmes essais. Un jour lumière suivit d'un jour sombre ; construire la pièce, comprendre sans analyser, le fondement de cette rage et de cette liberté qui nous envahit chaque jour un peu plus.

Entre temps s'emmêlent dans nos journées les répétitions avec les collégiens de la Durantière. Moments d'intense harmonie ou l'exploration des corps continue —encore je sais que ça se répète un peu tout cela. Tous ensemble sur nos fauteuils, sur nos béquilles, dans le silence environnant, dans le chahut des mots qui se brouillent, dans l'allégresse des mouvements qui s'inventent et qui forment phrases, mondes et enchantement. Les corps s'habitent, se délient, se trouvent des gestes inouïs. Le handicap est là, présent, inlassable et pourtant nous lui passons dessus, nous l'emportons avec nous.

Une semaine de fouillis ordonné duquel émerge une danse, une chorégraphie balbutiante que chaque adolescent pétrit de son corps vivant, pulsionnel, actif.

Ouf ! Quelle énergie dépensée pour cette magie humaine.

 

IMG_1733 avec les collégiens de la Durantière en 2009

Et puis c'est pas fini, vous comprendrez alors pourquoi cette absence si longue. Impossible de dégager le temps de l'écriture. Une échappée au CHU de Nantes avec ces personnes qui dans leur détresse quotidienne se trouvent au plus profond d'un méandre noir. Nous dansons trois duos, comme nous l'avions fait l'année dernière, pour l'hôpital Saint Jacques. La pertinence du débat qui suit la représentation (plutôt tonique), le choix des trois pièces que nous avions fait, montre à quel point les mots, la pensée, la philosophie, le dialogue se crée, là. Juste au point de rencontre des esprits et des corps : la danse.

P1030191 les Philosophes au CHU Saint Jacques.

Et le temps des fins de semaine qui se contracte à la recherche du costume exact. Fouiller, farfouiller, chiner, débusquer l'idée d'abord puis le vêtement juste. Celui qui saura reprendre le sens de la danse. Il y a les pièces en cours, il y a les pièces en gestation, il y a les ados à habiller pour chacune de leur scène, cela donne des heures de déambulation et des trésors enfouis que l'on débusque.

Ce n'est pas fini. Ce n'est jamais fini.

 

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02 décembre 2011

aïe aïe, comme le temps passe…

Le temps passe trop vite et l'espace entre les secondes n'est pas extensible. Je m'aperçois que le blog espère, s'alanguit et s'endort, mais je ne peux pas me mettre à écrire au sortir des répétitions, un peu fatigué, beaucoup émerveillé par la création qui sort, qui nait, qui braille, qui crie, qui s'agite et se démène pour vivre.

 

Belle équipe. Je vous raconterai ça un jour. Un jour prochain lorsque la course des étoiles suspendra quelque peu son élan.

En attendant, vous raconter les autres jours passés, ceux qui nous on permis de remonter Folie —ah! La belle folie que ce fut. Nous avons repris la version exacte de la première. 18 novembre 1989. Une vidéo amateur retrouvée sous les fagots nous permet ce travail et voir à quel point le temps corrompt l'œuvre. Nous qui croyions sincèrement que la pièce n'avait pas bougé. Que de temps, de suspensions, de décalages, de mouvements s'étaient retrouvés abandonnés au détour d'une reprise de rôle expresse, trop rapidement faite. Que de subtilité, de détails, d'ouverture s'étaient détournés de la pièce.

 

Résultat exaltant et envoutant. FOLIE.

à lire dans le journal

 

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22 novembre 2011

Insoumis et sans raison

Tête en l’air et pieds par terre. Ou l’inverse pourquoi pas ? Tête en terre et pieds au vent. Les cheveux comme racines, Enlacés, délaissés, hirsutes et délavés. Les orteils comme branchages ondulants et respirants. Retourner l’idéal, l’idée en vrac,
L’idée s’envole comme la poussière, graine de pissenlit portée par l’humeur, Odeur impertinente Imprégnée dans la chair.
Démolir l’idée conçue. Divaguer au hasard des rues, se laisser porter par les
Courants d’air, par l’envie. Se laisser envahir par le rien qui est tout, s’ouvrir à l’inexplicable, à l’imprévu. Moments dérobés au planifié, à la rentabilité, à l’organisé, au productif et à la réussite.
Sans appartenance, sans assujettissement. Être irraisonnés pour vivre fous, être insensés pour vivre vrai. Liberté.
La liberté de l’être existe au fond de nos esprits d’artistes, de poètes, d’amoureux, d’individus ...

 

 

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